Entreprises : adopter l’Internet des Objets plus intelligement


Il est un fait que l »Internet des objets va permettre de collecter et exploiter une multitude de données, des informations souvent complexes qu’il va falloir intégrer dans les stratégies d’affaires des entreprises. Mais pour ce faire, il faut en comprendre la teneur.

L’Internet des Objets (IdO) va représenter des dizaines de milliards d’objets qui vont être connectés d’ici 2020 selon l’ensemble des analystes. C’est un marché qui affiche d’ores et déjà des taux de croissance à deux chiffres et des capacités de revenus dépassant les 75%. Et l’adoption des technologies de communication de machine à machine (M2M) est aussi un marché en pleine expansion, plus de 37% d’augmentation du nombre de connexions l’an dernier.
Même si ces innovations ne sont plus nouvelles, les dernières avancées en matière de connectivité sans fil, la miniaturisation des capteurs, les capacités de stockage dans les nuages notamment ont permis d’offrir de nouvelles perspectives sur ce marché et surtout de nouvelles fonctionnalités afin d’améliorer les processus et les prises de décision  : lire mon billet « L’internet des objets : quoi faire avec cette « bêbête » là? – partie 1″pour illustration de quelques exemples. Et même si déjà on a pu démontrer tout le potentiel existant de l’Internet des Objets, il n’en demeure pas moins que certains défis restent à relever : comment connecter tous ces systèmes, comment utiliser le Big Data, comment augmenter l’efficacité opérationnelle, etc. : dans ce billet « L’Internet des objets : défis technologiques et de société »  j’énumère quelques-uns des défis et obstacles majeurs auxquels nous sommes confrontés.

Pour aborder l’Internet des Objets et l’intégrer autant dans son mode de vie personnel que professionnel, il s’agit de bien comprendre les facteurs de succès et contraintes auxquels nous devons faire face.

Les moteurs d’adoption sont souvent des tendances macroéconomiques

  • L’augmentation incessantes des coûts de mains d’oeuvre et la concurrence mondiale : les systèmes intelligents coûtent jusqu’à trois fois moins cher que l’utilisation de l’être humain
  • L’information est devenu le principal actif de l’entreprise dans ce contexte : la nécessité, de par l’automatisation, de traiter en temps réel le Big Data
  • L’atteinte nécessaire des seuils de rentabilité passe par l’exploitation du Cloud et celle en modèle SaaS des applications
  • Les courants écologiques plus présents et plus puissants démocratisent l’utilisation des machines autonome en matière de gestion de l’énergie
  • Du côté du consommateur, la culture de l’immédiat : il veut tout rapidement et oblige les fournisseurs de produits et services à adopter plus rapidement l’IdO comme accélérateur de services pour rester concurrentiel

Les freins à l’adoption sont souvent d’ordre structurels

  • La fragmentation des marchés composés de différents secteurs verticaux aux besoins spécifiques rend la mise en oeuvre des solutions plus difficile
  • Des besoins de personnalisation de plus en plus complexes dûs à la grande variété des systèmes et technologiques disponibles
  • Une main d’oeuvre qualifié dans ce domaine encore peu répandue, tant sur un plan de l’innovation technologique que sur un plan des stratégies de commercialisation
  • Le manque de normes ou plutôt la « guerre » des normes et standards en matière de déploiement des technologies et applications
  • La nécessité de revoir les écosystèmes des entreprises œuvrant dans ce domaine pour être capable de gérer ces systèmes intelligents avec la participation de nombreux partenaires spécialisés

D’où, selon moi, la nécessité pour  chacun de se concentrer sur son savoir-faire et ses compétences plutôt que vouloir embrasser l’intégralité.

Se concentrer sur ses compétences

Bien souvent par le passé on a vu des entreprises s’adapter aux nouveaux marchés, notamment le Web, en « adoptant une approche bricoleuse » dans le développement à l’interne de leurs compétences, ce qui ne pourra plus être le cas avec l’IdO. Les avancés technologiques sont de plus en plus rapide, les besoins en expertise de plus en plus variés, il deviendra de moins en moins aisé de respect à jour et d’être concurrentiel.

Les entreprises vont devoir passer par de nouveaux modèles d’affaires favorisant l’externalisation de processus clés de création de nouveaux services ou produits et optimiser leurs efforts sur la création de valeur ajoutée sur laquelle leurs investissements devront porter. Pour beaucoup d’entreprises – qui ne sont ni des opérateurs mobiles ni des fabricants d’équipements –  il s’agira alors de déplacer des frais de R&D, qui au final risquent d’engendrer des coûts d’exploitation supérieurs à ceux prévus, sur la consolidation de leur savoir-faire sur des plateformes et services intermédiaires, ce qui leur permettra par ailleurs d’offrir des atouts différenciateurs à leurs clients.

Du reste, les opérateurs (Telus et Bell notamment) sont à intégrer déjà dans leurs offres M2M et IdO ce genre d’entreprises qui ont axé leurs offres sur la génération d’applications intermédiaires, et en font des partenaires privilégiés et générateurs de revenus pour l’ensemble. Chacun valorisant ainsi sont expertise : pour les opérateurs leurs capacités de connectivité, leurs solutions d’hébergement dans le Cloud et les appareils de mobilité, pour leur partenaires, des solutions hardware, des middlewares ou bien des applications, B2B et/ou B2C.

De cette façon, il deviendra plus aisé de répondre adéquatement et à coûts réduits aux besoins fragmentés des marchés verticaux et de se positionner plus rapidement en leader dans certaines sphères d’industrie.

Les modèles d’affaires des entreprises de services sont à réinventer, les gestionnaires devront remettre en question leur vision de l’entreprise, les fonctions de gestion des partenariats prendront de plus en plus d’importance au sein des entreprises et sans nul doute même au sein des directions marketing et stratégie, pour :

  • se démarquer de leurs concurrents,
  • promouvoir plus clairement leur expérience dans des marchés verticaux,
  • pour se débarrasser de la complexité liée à la conception de bout en bout d’équipements embarqués et des solutions d’affaires qui y sont liées.

Opérateurs mobiles, fabricants d’équipements, sociétés de services : il y a d’énormes capacités pour chacun de trouver les partenaires de choix pour intégrer des marchés ciblés à forte valeur ajoutée.

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