L’internet des objets : quoi faire avec cette « bêbête » là? – partie 2


Deuxième partie sur quoi faire autour de l’internet des objets. Dans l’article précédent j’ai abordé les sujets de la collecte d’information, de leur analyse et quels domaines pourraient être porteurs d’initiatives.

Cette seconde partie va aborder l’optimisation des processus et le contrôle, en considérant tous les gains réalisables à partir des objets et systèmes interconnectés.

Partie 2 : L’automatisation et le contrôle

Comment faire en sorte que les données puissent être à la base de l’automatisation et du contrôle de l’intelligence d’affaires et influencer autant les décisions que la modification des processus, dans l’objectif d’améliorer les produits, les façons de faire et la productivité et ainsi permettre à des systèmes automatisés de s’adapter à des situations complexes.

L’optimisation des processus

Qui dit capteurs et objets peut aisément imaginer que l’’Internet des objets peut ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’amélioration des processus. Et certains secteurs d’activités sont sans aucun doute plus propices que d’autres :

Les industries chimiques : les capteurs permettent une meilleure granularité du contrôle des processus et des ajustements en temps réel dans toutes les phases de production, tels que les modifications de mélange d’ingrédients, l’ajustement de la température, la gestion de la pression.

Les industries de pâtes et papiers, notamment celles à papier à forte valeur ajoutée : la nécessité de réglages manuels de la température dans les fours à chaux limite les gains de productivité. L’intégration de capteurs de température dans les fours permettrait d’ajuster automatiquement la forme et l’intensité de la flamme d’un four, selon les données fournies. On pourrait ainsi viser le « zéro variation » de la température et permettre une amélioration efficace  de la qualité des produits.

Les industries de fabrication et d’emballage : modifier la position d’un objet physique quand il se déplace vers la ligne d’assemblage, optimiser le positionnement d’un objet quand il arrive vers les machines-outils et éviter ainsi les écarts qui peuvent être dommageables tant pour la machinerie que pour le produit. Ces améliorations de l’utilisation de l’instrumentation, multipliées des centaines de fois au cours de tout un processus, permettent notamment d’importantes réductions dans la production de déchets, dans les coûts de l’énergie, au niveau de l’intervention de l’homme dans le processus, voire même les arrêts de machinerie et donc de toute la ligne de production.

La consommation des ressources optimisée

Lorsque l’on pense à nos ressources énergétiques, l’utilisation des capteurs et des objets connectés est bien évidemment une des solutions au cœur de la problématique de la conservation de nos ressources. Les capteurs en réseau, des solutions automatisées de rétroaction peuvent changer nos habitudes d’utilisation de notre énergie et permettre aux usagers résidentiels de bénéficier de meilleurs tarifs, de façon dynamique : selon nos  habitudes de vie les fournisseurs d’énergie pourraient nous suggérer en temps réel et selon la consommation de notre quartier de démarrer ou éteindre à distance des appareils électriques, de démarrer une lessive, éteindre son climatiseur, etc., et nous offrir des tarifs préférentiels dans ces conditions. Pour les usagers commerciaux  et industriels,  il serait possible aussi d’offrir des périodes d’utilisation plus intensives de l’énergie, selon la demande et des tarifs dynamiques, et cela en lien avec l’activité de l’entreprise et ses processus de travail.

Parmi les plus demandeurs en matière de demande énergétique, on trouve les centres de données, qui ont déjà commencé à  adopter des techniques de gestion de l’énergie, selon la collecte d’information sur l’utilisation des services, la température extérieure, l’utilisation du matériel… Les fabricants ont développé ainsi des capteurs qui surveillent la consommation d’énergie de chaque serveur, en utilisant un logiciel qui équilibre les charges informatiques et élimine le besoin pour les serveurs sous-utilisés et les périphériques de stockage, sans compter la gestion simultanée de la climatisation, du chauffage et même la reconversion de l’énergie produite pour s’autoalimenter.

Des systèmes autonomes complexes

La plus grande contrainte avec l’Internet des objets est la capacité, grâce à des systèmes complexes automatisés, à traiter l’information en temps réel pour adapter ses processus et réagir à des conditions imprévisibles. Ce genre de décision que doit et peut prendre une machine est similaire à la capacité de réaction humaine, considérant cependant un niveau de performance de réaction bien meilleur.

Une des industries qui utilise de façon exponentielle les capacités  de « l’intelligence technologique », est l’industrie automobile. On constate notamment dans ce secteur une accélération du développement de systèmes anti collision et de prise de décision automatique de mesures d’évitement. Certaines entreprises et organismes de recherche (en Allemagne nottamment0 expérimentent le pilotage automatisé de véhicules en réseau sur des trajets d’autoroute par ex. Certains véhicules haut de gamme permettent de détecter des variations de la circulation et ajuster ainsi la conduite du véhicule, anticiper des incidents plusieurs voitures en avant. Sans compter la fameuse « Google Car »  plusieurs projets de voiture autonome sont en cours : Cadillac vise 2016, Nissan 2020, BMW, Mercedes et Lexus sont aussi en étude de modèles commercialisables.

Dans d’autres industries et dans le secteur de la défense, des scientifiques s’adonnent à tester des essaims de robots afin de maintenir sans interventions humaines des installations à risques ou éliminer les déchets toxiques, ou bien à coordonner les mouvements de drones. Même si ces systèmes autonomes sont difficiles à développer et imparfaits encore, les avancées technologiques promettent des gains importants en matière de sécurité, de risques et de coûts. Par ailleurs, ces expérimentations pourraient permettre de descendre le niveau de réflexion dans des secteurs moins « fermés » mais qui opèrent dans des environnements inhospitaliers pour l’homme ou difficiles d’accès (zones réglementées dans les hôpitaux, en eaux profondes, dans des zones de sinistres, etc.).

Dans le prochain article – L’internet des objets : quoi faire avec cette « bêbête » là? – partie 3 – je traiterais plus spécifiquement comment aborder de façon économique et sociale l’émergence de l’Internet des objets.

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