La guerre des ECM (Enterprise Content Management) au Québec!
La guerre des ECM (couramment appelés GED ou GID) a bel et bien commencé, ici au Québec comme ailleurs!
Toutes offrent leurs lots de fonctionnalités, mais toutes ne répondent pas aux mêmes besoins ni s’accordent aux architectures technologiques existantes. À chaque besoin sa solution et s’acharner à n’en proposer qu’une dans son offre de service ECM serait preuve d’immaturité et de méconnaissance du marché de la gestion de contenus d’entreprise – un métier à part entière à lui seul qui requiert la compétences d’experts issus du métier d’archiviste notamment.
Certaines sont des solutions propriétaires d’autres développées sur la base Open Source.
Ainsi, les produits d’ECM (Enterprise Content Management) ont enrichi leur offre depuis leur apparition dans les années 90 :
- elles proposent toutes des modules complémentaires tels que : l’archivage légal, la gestion de publication web, workflow, fonctionnalité de portail collaboratif, voire pour certaines la lecture et reconnaissance automatique de documents.
- beaucoup gèrent une grande variété de formats texte, vidéo, image et audio,
- mais toutes ne possèdent pas de convertisseurs natifs de formats de contenus : fonctionnalité bien pratique pour injecter du contenu hétérogène rapidement du système documentaire vers des applicatifs métiers.
La plupart proposent la conformité à la norme JSR-283 ainsi que les protocoles d’échanges de services Web (XML-RPC, SOAP, REST).
Pour finir les généralités, certaines assurent une prise en charge de la signature électronique ainsi que la gestion native des droits digitaux numériques (les fameux DRM).
Regardons de plus près quelques solutions :
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Alfresco |
Solution Open source et certainement une des solutions qui croit le plus rapidement. A l’avantage d’^tre open source et donc plus facilement personnalisable dans son architecture. |
+500 références clients dans le monde |
Propose le SaaS (partie tierce) |
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EMC |
Suite au rachat de Documentum en 2003 Solution qui a la particularité d’être conçue de façon modulaire. |
5 000 références clients dans le monde |
Ne propose pas le SaaS |
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IBM ECM |
A racheté FileNet en 2006. Cette acquisition s’inscrit dans la démarche “Information on Demand” d’IBM. lancée en février 2006 qui vise à se doter d’un portefeuille complet de solutions d’infrastructure de données. |
+ 4 000 références clients dans le monde |
Ne propose pas le SaaS |
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MICROSOFT MOSS |
Outre les fonctionnalités ECM et les briques qui la composent, la solution MOSS offre des formulaires XML de l’analyse décisionnelle. |
17 000 références clients dans le monde |
Propose le SaaS (SharePoint online) |
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Open Text |
En procédant au rachat d’Hummingbird en août 2006 Open Text s’est offert un ticket d’entrée de premier choix sur le marché de l’ECM. |
45 000 références clients dans le monde |
Propose le SaaS |
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Oracle Content Management |
Pour renforcer son offre ECM, Oracle a racheté Stellent en fin 2006, et a ajouté des briques fonctionnelles autour de son noyau. |
4 500 références clients dans le monde |
Ne propose pas le SaaS |
SaaS : Software as a Service
Compatibilité et interopérabilité
Les solutions de gestion de contenu sont interopérables avec un nombre plus ou moins large de systèmes d’exploitation serveurs.
Ainsi, alors que les offres d’Alfresco et d’IBM sont d’ores et déjà compatibles avec Windows Server 2008, ce n’est pas le cas pour celles d’EMC, Oracle et d’Open Text (en cours).
Exceptée celle de Microsoft, toutes les offres sont par ailleurs interopérables avec la distribution Linux Red Hat.
Pour ce qui est de la compatibilité avec les navigateurs Web, toutes les offres fonctionnent a minima avec le couple IE7/Firefox2 mais seules les offres d’Alfresco et de Microsoft fonctionnent également avec Opera et Safari.
Les chiffres du marché :
Le cabinet d’études Gartner estime que le marché de la gestion de contenu a atteint les 2,9 milliards de dollars de revenus en 2007 (ventes de licences et prestations de maintenance inclus).
En conclusion :
Toute entreprise ou organisation qui désire moderniser sa gestion de contenus d’entreprise et de faire de la gestion intégrée documentaire (électronique et papier – pour faire simple) peut aisément se perdre dans le dédale de produits offerts sur le marché des grands et moins grands éditeurs.
L’implantation de telles solutions impacte grandement sur l’organisation même du travail et l’architecture de l’entreprise et obligent les organisations à mettre en place un vaste chantier parallèle de la gestion du changement. La solution technologique ne fait pas tout et demande une approche métier pointue!
Rétroliens